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Programme d'actions Femmes et Environnement

Femmes et environnement

L’actualité du programme

Colloque Femmes et Environnement

Mercredi 1 mars 2017

2006-2016 : la Fondation RAJA-Danièle Marcovici célèbre 10 ans d’action en faveur des femmes

Le 6 décembre 2016, près de 400 personnes étaient réunies au Théâtre du Trianon à Paris pour célébrer le dixième anniversaire de la Fondation RAJA-Danièle Marcovici. Cette soirée a permis de revenir sur les temps forts de son histoire et de remettre les « Fondation RAJA Women’s Awards » - spécial 10 ans... Lire la suite

Créée en 2006 à l'initiative de Danièle Kapel-Marcovici, Présidente-Directrice Générale du Groupe RAJA, la Fondation RAJA-Danièle Marcovici développe des actions de solidarité et de mécénat dédiées aux femmes.

Le 6 décembre 2016, près de 400 personnes étaient réunies au Théâtre du Trianon à Paris pour célébrer le dixième anniversaire de la Fondation. Cette soirée a permis de revenir sur les temps forts de son histoire.

"C'est avec une grande fierté que nous célébrons les 10 ans de la Fondation. Depuis 2006, notre détermination n'a cessé de croître. Nous poursuivrons notre combat pour les droits des femmes tant que persisteront les inégalités et les violences" Danièle Kapel-Marcovici, PDG du Groupe RAJA Présidente de la Fondation RAJA-Danièle Marcovici


Remise des prix : Fondation RAJA Women's Awards spécial 10 ans
Le 6 décembre, la Fondation a également remis les Prix "Fondation RAJA Women's Awards" 2016, décernés exceptionnellement à des associations parmi celles soutenues par la Fondation depuis 2006. 80 000€ ont été remis à 5 associations afin de leur permettre de poursuivre leurs actions en faveur des femmes.

Prix Formation et Insertion professionnelle : 20000€ Fleurs de Cocagne : réinsérer les femmes éloignées de l'emploi grâce à l'horticulture biologique en Essonne

Prix Education et Action sociale : 20000€ Afghanistan Libre : aménager des Centres d'Education à la Santé pour les femmes afghanes

Prix Droits des femmes et Lutte contre les Violences : 20000€ Lysistrata : accompagner les femmes victimes de violences sexuelles en République Démocratique du Congo

Prix « Coup cœur du jury » : 10000€ Life Project For Youth : réinsérer les jeunes filles mères des bidonvilles de Manille (Philippines)

Prix du Public : 10000€ Habitat Cité : construire en terre avec les femmes du bidonville de Pantanal au Nicaragua

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Colloque Femmes et Environnement

Jeudi 1er septembre 2016

Septembre 2016, l'opération continue !

Le bilan de cette première campagne est positif !
En septembre 2015, nous lancions le programme « Femmes & Environnement ».... Lire la suite

En privilégiant dans vos achats, notre sélection d’emballages éco-responsables, vous avez permis de récolter plus de 487 752 € au profit de 8 projets associatifs à travers le monde. Ils ont permis de former 800 femmes à de nouvelles techniques agricoles, d’équiper 330 familles pour produire du biogaz, de mettre en place7 des nouvelles techniques de récolte pour 4800 femmes collectrices de coquillages, ou encore de reboiser 12 hectares de forêt.

L'opération continue avec 3 produits éco-responsables dont les ventes vont permettre de soutenir une nouvelle association !

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Colloque Femmes et Environnement

Mardi 8 décembre 2015

Bilan du Colloque « Femmes & Environnement » à l’initiative de la Fondation RAJA – Danièle Marcovici

A l’occasion de COP21, la Fondation souligne le rôle crucial des femmes dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement... Lire la suite

Ces fonds vont permettre aux 5 associations bénéficiaires, entre autres, de former 800 femmes à de nouvelles techniques agricoles, de distribuer plusieurs centaines de kits de maraîchage, ou encore de reboiser 12 hectares de forêt. Rendez-vous le 8 mars !
La première campagne du programme « Femmes et Environnement » s’est achevé le 29 février 2016. À l’occasion de la journée internationale de la femme le 8 mars, les fonds collectés sont remis aux associations.
En 2016, l’action continue !
En 2016, l'action continue avec 3 nouveaux projets associatifs. Pour en savoir plus :

Un programme d’actions « Femmes & Environnement »

Premières victimes du dérèglement climatique et des catastrophes naturelles, les femmes sont porteuses de savoir- faire traditionnels et de solutions innovantes pour préserver l’environnement. Ce rôle essentiel des femmes est aujourd’hui peu connu et reconnu, tout comme l’importance de prendre en compte les inégalités femmes-hommes dans la mise en place de programmes environnementaux.

C’est pourquoi la Fondation RAJA-Danièle Marcovici, en s’appuyant sur près de 10 ans d’actions en faveur de l’autonomisation des femmes, a lancé, avec le Groupe RAJA, un programme d’actions « Femmes & Environnement ».
Ce programme se décline notamment autour de l’organisation, avec le Groupe RAJA, d’une opération de produits partage sur 2015/2016 afin de financer, via la Fondation, des projets associatifs en faveur des femmes et de l’environnement. Une semaine de sensibilisation des collaborateurs de RAJA France a également été organisée en octobre 2015.

Le colloque « Femmes & Environnement » s’inscrit également dans le cadre de ce programme d’actions, tout comme l’étude publiée sur le sujet par la Fondation RAJA-Danièle Marcovici et la campagne de communication mise en œuvre par la Fondation afin d’attirer l’attention du public sur l’importance du rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique.

« Nous souhaitons montrer à quel point il est pertinent de placer l’égalité entre les femmes et les hommes au centre de toutes les actions pour le climat. D’encourager l’autonomisation des femmes en leur donnant les moyens de conduire des initiatives durables qui bénéficieront non seulement aux femmes elles-mêmes mais aussi à la communauté toute entière. » Danièle Kapel-Marcovici, Présidente de la Fondation RAJA-Danièle Marcovici, Présidente Directrice Générale du Groupe RAJA.

Une étude inédite qui valorise les liens entre autonomie des femmes et protection de l’environnement.

Lors du colloque « Femmes & Environnement, la Fondation a présenté les conclusions de son étude « Femmes & Environnement : un enjeu clé du développement durable ». Fondé sur une analyse des données internationales existantes et sur la présentation de neuf projets de terrain innovants mis en place par des ONG de solidarité internationale, ce rapport illustre les liens de causalité et les synergies positives entre l’amélioration du statut des femmes, de leur accès aux droits et de leur autonomisation dans tous les domaines, et la réduction des effets du changement climatique et la préservation de l’environnement.
Les conclusions de cette étude ont été suivies par des débats en présence d’experts internationaux.

Deux tables rondes pour mettre en lumière des solutions pour les femmes et l’environnement

Ce colloque a été l’occasion de réunir des personnalités internationales, des expert(e)s ainsi que des représentant(e)s de la société civile et d’organisations internationales, engagé(e)s en faveur de la promotion d’un développement durable et équitable, et qui placent les enjeux de l’autonomisation des femmes et de la lutte contre les inégalités au cœur de leurs actions.

Ont ainsi pris la parole :
- Corinne LEPAGE, Présidente Internationale de l’association WECF,
- Philippe LEVEQUE, Directeur Général de CARE France,
- Fatour NDOYE, Coordinatrice du Pôle agroalimentaire de l’association sénégalaise Enda Graf Sahel,
- Hindou OUMAROU IBRAHIM, Coordinatrice de l’Association des Femmes Peules Autochtones du Tchad,
- Vandana SHIVA, Fondatrice de l’ONG indienne Navdanya, Prix nobel alternatif, Maria-Noël VAEZA, Directrice des Programmes ONU Femmes,
- Claudy VOUHE, Membre de Genre en Action, experte en Genre et Développement.

Les femmes, actrices du changement et de l’innovation dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement

Une première table ronde a permis de clarifier les liens entre l’amélioration du statut des femmes et la réduction des inégalités femmes-hommes dans la lutte contre le dérèglement climatique et de mettre en avant l’importance de reconnaître la contribution des femmes à la préservation de l’environnement. Les intervenants sont également revenus sur les enjeux de la COP21, et les solutions pour mieux inclure les femmes dans les politiques environnementales, à tous les niveaux.
« Les femmes sont la solution face aux différents enjeux du développement durable », Maria-Noël Vaeza (ONU Femmes).
« Il est essentiel de donner des moyens aux femmes, matériels et financiers », Corinne Lepage (WECF).

Des solutions pour soutenir l’autonomisation des femmes dans les projets environnementaux et de lutte contre le changement climatique

Le deuxième panel, regroupant des acteurs de terrain, a permis de présenter des initiatives locales concrètes qui permettent d’agir efficacement pour protéger l’environnement, tout en favorisant également la participation des femmes.
Des clés pour mieux prendre en compte l’autonomisation des femmes dans les programmes de développement durable ont été proposées, telle que la consultation systématique des femmes, leur inclusion dans les espaces de décision, ou encore l’amélioration de leur accès aux ressources, à la formation et à l’éducation.

« Les programmes de développement qui s’appliquent aux femmes marchent mieux que ceux en direction des hommes. C’est pourquoi il faut partager le pouvoir, et avoir un regard mixte », Philippe Lévêque (CARE France).

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Lundi 18 janvier 2016

Projets à la une #5

Interview de Clotilde Bato, directrice de Solidarité. Projet Bioécoles/Graines de l’Espoir en Inde ... Lire la suite

Pourquoi ce projet est-il important ? A quels besoins répond-t-il, à la fois pour les femmes et l’environnement ?

Tout d’abord, globalement la moitié des paysans dans le monde sont des femmes et leur contribution aux travaux agricoles peut atteindre jusqu’à 60% dans certains pays. Par ailleurs, les agricultrices du Sud produisent la moitié de la nourriture dans le monde, pourtant elles ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail que les agriculteurs.

Dans le Nord de l’Inde, la région montagneuse de l’Uttarakhand bénéficie d'une réserve de biodiversité importante, rare et sauvage. Malheureusement, depuis la « Révolution Verte» de nouvelles pressions écologiques et économiques se sont imposées aux petits paysans de la zone (comme l’usage de semences hybrides non reproductibles ou l’achat d’intrant nécessaires à la production de celles-ci) les conduisant à la pauvreté, l’endettement et pouvant les mener jusqu’au suicide. Les femmes de la zone sont celles qui prennent en charge le travail de la terre. Elles disposent des savoirs traditionnels pour le travail de la terre et la préservation de l’environnement et font notamment le lien entre le champ et l’assiette en passant par la protection des graines, leur reproduction, la cuisine, le goût etc. Cependant, ces connaissances ne sont pas valorisées car elles vivent dans une société très patriarcale. Dans un tel contexte, il est majeur de mettre en place des politiques de conservation de la biodiversité appropriées et de promouvoir l'agriculture biologique, deux actions qui permettent de créer une agriculture durable qui permet de protéger l’environnement et d’améliorer les conditions socio-économique et de valoriser les connaissances et le statut des paysannes au sein de leur communauté.

Dans le Sud de l’Inde, comme partout dans le pays, la croissance économique se fait le plus souvent aux dépens de l’environnement et entraîne une hausse inexorable de production de déchets par les habitants. Dans ce contexte il est indispensable et rapidement, de sensibiliser les plus jeunes à la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Bio-écoles répond à un besoin d’éducation à l’environnement qui est un sujet dont le gouvernement indien commence à peine à s’emparer et qui représente une offre limitée notamment dans les zones rurales. Les filles qui fréquentent les Bio-écoles sont pour la grande majorité issue de familles pauvres, qui ont un faible accès à l’éducation et aux activités extra-scolaires. Les jardins bio-écoles permettent à ces filles défavorisées d’apprendre à préserver la nature et leur environnement, mais aussi de gagner en confiance en elles dans un contexte où peu de place leur est accordée.

En quoi cette opération va permettre de changer la situation des femmes que vous accompagnez ?

Il a été démontré qu’il existe un lien causal fort entre pauvreté, autonomie des femmes, et biodiversité. En Inde, les femmes jouent un rôle essentiel dans la production agricole et l’alimentation familiale. En effet, ce que les femmes produisent est plutôt destiné à nourrir qu’à approvisionner l’industrie ou le marché. C’est pourquoi les changements climatiques de la région affectent négativement leur rôle et donc la sécurité alimentaire et le bien-être de toute la communauté.
Au Nord de l’Inde, en centrant son attention sur les femmes paysannes, qui représentent d’ailleurs la majorité des bénéficiaires du projet « Les Graines de l’espoir », SOLIDARITÉ renforcent et valorisent leur rôle essentiel au sein de la communauté. Les formations auxquelles elles participent renforcent leur autonomie, et leur rôle démocratique local s’en voit consolidé. Enfin, avoir un revenu indépendant est un facteur d’amélioration des conditions de vie des familles et permet l’amélioration de leurs droits humains. De manière générale, le projet renforce très fortement l’autonomie et le leadership des femmes.

SOLIDARITÉ est convaincue que les femmes jouent un rôle primordial dans la préservation de l’environnement car celui-ci ne pourra pas s’opérer sans leur pleine participation. Le plus souvent, la responsabilité principale de subvenir aux besoins du foyer repose sur celles-ci et détermine les modes de consommation.

Pourriez-vous nous raconter : le parcours d’une femme bénéficiaire du projet qui vous a particulièrement touché ?

Les Graines de l’Espoir
Une anecdote : un phénomène inattendu.
Suite à la phase 1 du projet, l’évaluation a montré que non seulement les paysannes formées partagent leurs savoirs acquis mais surtout qu’elles partagent leurs surplus de production avec leurs voisins et familles, multipliant le nombre de bénéficiaires indirects sur la voie de la conservation des semences traditionnelles et de la production agro-écologique.
Le projet a créé naturellement un système de solidarité.

Bio-écoles

Jaya – Animatrice du projet: « Ce projet est une vraie réussite, et c’est justement grâce au vif intérêt que lui portent les élèves, les professeurs et les coordinateurs. Le projet est mis en œuvre dans 11 écoles, ce qui fait que je ne peux pas me rendre plus d’une fois par semaine dans chaque école. Mais quand je ne suis pas là, les élèves et les professeurs s’occupent du jardin de manière autonome. Ils sont tellement impliqués dans ce projet que ceux qui habitent près de l’école viennent même le weekend et les jours fériés pour entretenir le jardin ! En fait, les professeurs sont nos meilleurs vecteurs de marketing : ils discutent du projet avec leurs collègues des autres écoles, et finissent pas les convaincre de faire de même dans leurs propres écoles. C’est cela qui nous permet d’étendre le projet aujourd’hui. »
On peut tout à fait affirmer que sensibiliser les enfants est la clé du changement dans les pratiques des parents. J’ai plusieurs anecdotes qui le prouvent. Un jour par exemple, un homme dont le fils participait au projet bio-écoles m’a rendu visite et m’a dit qu’il avait toujours brûlé ses déchets, mais que depuis que son enfant a étudié le réchauffement climatique, le trou dans la couche d’ozone et la nécessité de faire le tri, il a décidé de trier ses déchets.
Le projet Bio-écoles a également permis aux enfants d’apprendre à fabriquer leur propre compost : une fois à la maison, ils en font pour leur propre jardin. Il y a aussi cette petite fille, qui m’avait demandé plusieurs fois que je lui donne des graines afin qu’elle les plante chez elle. Je lui avais donné des graines de piment et de tomate, mais les poules avaient mangé toutes les graines qu’elle avait plantées. Elle avait été si déçue et avait tellement pleuré que sa mère était venue se plaindre auprès de moi. Cela montre bien à quel point les enfants et, indirectement, les parents, peuvent se sentir concernés.

Témoignage bénéficiaire :

Puni Davadi, petite fille bénéficiaire du projet Bio-écoles : « J’aime cet endroit : les arbres et les plantes sont beaux. Je vais rendre mon jardin aussi vert que celui-ci ! Je remercie ma sœur [Jaya] de m’avoir laissée venir ici. »

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Vendredi 11 décembre 2015

Projets à la une #4

Interview de Charlotte Nivollet, directrice régionale Asie du Sud Est de GERES pour le projet Myanmar ... Lire la suite

Pourquoi ce projet est-il important ?

Le Myanmar a un fort potentiel : il s’est rouvert au monde depuis seulement 2011 et est pour l’instant l’un des pays les moins développés de la région du Sud de l’Asie.
A travers ce programme pilote, le GERES vise à développer la filière des foyers de cuisson améliorés. L’équipe travaille avec le ministère de la conservation de l’environnement et des forêts et le ministère des sciences et technologies pour assurer la qualité des produits vendus. Ces produits finis plus performants toucheraient 300 000 foyers.
Nous souhaitons aussi permettre le développement économique des entreprises tenues par des producteurs et productrices en améliorant leur chaîne de production et leurs ventes. 30 sont déjà impliqués dans le projet pilote.
Grâce à une meilleure efficacité, les foyers améliorés aideront à freiner la dégradation des forêts et réduire les émissions de CO2 dues à la combustion de la biomasse.

A quels besoins répond-t-il, à la fois pour les femmes et l’environnement ?

Donner les moyens nécessaires aux productrices.
Ce projet œuvre pour l’émancipation des femmes entrepreneurs via le renforcement de leurs capacités professionnelles. ENERGIA, dans son étude commanditée par le GERES en 2015 , rapporte l’exemple d’un groupe de femmes, originaires de la région de Sagaing et travaillant depuis 15 ans dans le secteur. Elles arrivent aujourd’hui à peine à s’en sortir. A ce jour, cinq groupes de femmes ont été identifiés pour bénéficier de formations afin de renforcer leurs compétences professionnelles et améliorer leur chaîne de production avec comme objectif d’augmenter leur capacité et de fait leur revenu. A partir du succès attendu de ces groupes, SCALE vise à influencer d’autres femmes productrices pour s’engager à leur tour dans le projet.

Améliorer les conditions de vie des utilisatrices

Aujourd’hui, dans le pays, 85% des personnes dépendent de la biomasse solide, le foyer 3-pierre est utilisé par 35% des personnes, suivi du foyer traditionnel au charbon, utilisé par 27% des foyers (Etude EMC - GERES, 2015 ).
L’étude « Global Burden of Disease assessment » de l’OMS indique que la pollution de l’air intérieur est le 3ème facteur de risque à l’origine de la charge de morbidité au Myanmar. Les femmes de 15 à 49 ans sont les plus touchées. De façon générale, les femmes vivent 10 ans de moins que les hommes au Myanmar.
Les foyers améliorés permettent de diminuer la charge de travail des femmes qui allouent en moyenne 217 heures par an à la collecte du bois au Myanmar (Mercy Corps-Myanmar, 2012). Ces appareils diminuent la durée de cuisson et font ainsi gagner du temps, ils économisent le combustible et réduisent ainsi la pollution de l’air intérieur.
Le projet soutenu par la fondation Raja a pour objectif de toucher 150 000 femmes au Myanmar.

Lutter contre la déforestation

Le pays a certes encore une couverture forestière abondante, cependant il a subi l’un des plus haut taux de déforestation sur la Terre : 1,17%, cela a perduré des années 1990 aux années 2000. Ce taux a ensuite diminué, passant à 0,95%, et est resté inchangé entre 2005 et 2010 (Etude EMC – GERES, 2015).
Ce problème est ainsi loin d’être résolu et le prix du combustible qui a été multiplié par 4 depuis 1994 au Myanmar encourage les consommateurs à la coupe incontrôlée des arbres situés dans les forêts aux alentours des villages.

En quoi cette opération va permettre de changer la situation des femmes que vous accompagnez ?

5 groupes de femme ont été aujourd’hui identifiés par le projet pilote.
Après analyse de leur chaîne de production et de leurs produits, elles recevront la formation nécessaire pour pouvoir élaborer un foyer plus propre et plus efficace, mais aussi pour se doter d’outils pouvant améliorer leur chaîne de production et assurer une bonne qualité sur le long terme. Ces femmes seront ainsi capables d’augmenter leur production.
Pour pouvoir rentabiliser leur production et mieux vendre, une composante du projet est dédiée à la sensibilisation dans les régions pilotes pour accompagner les utilisateurs finaux vers des produits plus performants et des conditions d’utilisation plus propres. Ces appareils permettront aux femmes de diminuer les temps de cuissons, de collectes de combustibles, et de pouvoir se consacrer à d’autres activités rentables, ou tout simplement se reposer. Lors de groupes de discussion avec l’équipe du projet et notre partenaire ENERGIA, les hommes et les femmes ont partagé qu’ils se sentaient particulièrement épuisés une fois leurs différents travaux quotidiens accomplis. La perspective de gain de temps offerte par les foyers améliorés est très appréciée.

Pourriez-vous nous raconter une anecdote liée au projet qui vous a marqué ?

L’équipe s’est penchée sur des foyers traditionnels provenant de 3 provinces différentes afin de les analyser et d’obtenir une base de travail pour les rendre plus performants et plus propres. Après une série de tests, nos collègues ont constaté qu’à Hlaing Det, la différence entre le poids des appareils est à peine perceptible. Or habituellement, dans la plupart des centres de production où le contrôle-qualité n’est pas en place, les appareils produits sont très différents les uns des autres. L’équipe en est donc venue à la conclusion que le producteur, en l’occurrence une jeune productrice, a de tels talents qu’elle est capable de produire manuellement des appareils quasiment identiques. Une qualité très difficile à trouver et très prometteuse pour la réussite de l’entreprise de la jeune femme.

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Mercredi 25 novembre 2015

Projets à la une #3

interview de Marie-Pierre Duclercq, responsable des programmes agricoles de l'association ESSOR. Projet au Mozambique... Lire la suite

Pourquoi ce projet est-il important ? A quels besoins répond-t-il, à la fois pour les femmes et l’environnement ?

Ce projet est important car il répond à plusieurs enjeux que l’on retrouve souvent en zone péri-urbaine de grandes villes Africaines : production intensive et soumise à une forte pression foncière, difficultés de commercialisation, faiblesse de l’organisation des producteurs/trices et des Institutions d’appuis, utilisation intensive et incontrôlée des intrants chimiques ayant des conséquences environnementales importantes ainsi que des impacts sur la santé publique, et en particulier celle des agriculteurs. Face à ces problématiques ce projet propose donc les réponses concrètes suivantes :
- renforcer les capacités des différents acteurs et la concertation entre eux, gage de pérennité du projet (associations et unions de producteurs/trices, services publics d’appui à l’agriculture, commerçants et consommateurs)
- améliorer et diversifier la production agricole notamment par l’expérimentation et la diffusion de techniques de production agro écologique, plus respectueuses de l’environnement
- améliorer les circuits de commercialisation et la structuration d’une filière dite "légumes sains" sans utilisation de produits chimiques.

Le projet veille à ce que les femmes, principales actrices des zones vertes de Maputo, soient toujours représentées, présentes et valorisées dans toutes les activités et qu’elles acquièrent plus de poids dans les instances de gouvernance. Leurs principales préoccupations sont de nourrir leurs familles et permettre une bonne éducation à leurs enfants. Grâce notamment à l’amélioration de leurs connaissances et l’accès à de nouveaux marchés, elles augmentent leurs revenus et peuvent ainsi améliorer les conditions de vie de leurs familles.

En quoi cette opération va permettre de changer la situation des femmes que vous accompagnez ?

Par son intervention sur l’amélioration des conditions de travail (réduction du temps et de la pénibilité des travaux d’irrigation), la diminution des coûts de production (substitution des intrants chimiques par des techniques et produits alternatifs) (ce qui impacte aussi positivement sur leur santé) et l’accès à de nouveaux marchés dans le cadre de la filière agro écologique, le projet permet une amélioration économique des activités des femmes, et aura un impact à plus long terme sur leur autonomie via à vis des hommes.
Lors de ma dernière mission, j’ai pu constater que grâce à l’augmentation de revenus issus des ventes à travers la filière agro écologique, certaines femmes pouvaient envoyer leurs enfants à l’école.

Pourriez-vous nous raconter le parcours d’une femme bénéficiaire du projet qui vous a particulièrement touché ?

Lors de ma dernière mission à Maputo, j’ai rencontré Isabel, membre de l’association des « mulheres de zimpeto », dont le dynamisme, la motivation et l’engagement m’ont touché. Lors de sa première rencontre avec l’équipe Essor, elle a pris conscience que d’autres alternatives existaient en terme de production et a décidé d’expérimenter, ce qu’elle continue à faire aujourd’hui avec persévérance malgré les difficultés (elle a par exemple ramené des semences du Brésil suite à un échange sud-sud pour tester de nouvelles variétés sur sa parcelle). Contrairement à certains producteurs qui s’engagent dans la filière agro écologique pour des raisons uniquement économiques (ce qui est compréhensible au vu de la pauvreté), elle a également adhéré à la filière par conviction, consciente des impacts néfastes de l’utilisation intensive de produits chimiques sur l’environnement et sur la santé.

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Jeudi 5 novembre 2015

Projets à la une #2

Interview de Santiago Nunez Regueiro chargé des Programmes Amérique latine. Projet «Des femmes éleveuses de bétail mieux formées face aux défis du changement climatique» à Cuba... Lire la suite

Pourquoi ce projet est-il important ? A quels besoins répond-t-il, à la fois pour les femmes et l’environnement ?

« A Cuba, où plus de 80% des denrées alimentaires sont importées, la production alimentaire est devenue une priorité nationale. Mais les sécheresses récurrentes, dues au changement climatique et la dégradation des structures impactent fortement les rendements.
Par exemple, à Camagüey, province clé pour l’élevage, la production n’atteint que la moitié de son potentiel. Le projet travaille dans cette zone, avec des éleveuses à fort potentiel et les forment pour améliorer la qualité et la quantité de leur production (formation sur la gestion des animaux, adaptation au changement climatique…). Enfin, le secteur de l’élevage à Cuba est considéré comme réservé aux hommes, le projet assure des actions de sensibilisation pour l’égalité de genre dans le secteur. »

En quoi cette opération va permettre de changer la situation des femmes que vous accompagnez ?

« Les femmes bénéficiaires du projet sont sensibilisées aux défis du changement climatique et capables de s’adapter. Elles apprennent par exemple à utiliser des semences plus résistantes à la sécheresse, à diversifier leur production... Grâce aux formations dispensées elles seront plus autonomes. Enfin le partage d’expériences entre producteurs permettra de répliquer les bonnes pratiques et d’améliorer la qualité et quantités des productions.
D’autre part, en travaillant avec l’ensemble des parties prenantes du secteur de l'élevage, et en le sensibilisant à l’importance de l’implication des femmes, le projet participe à changer les comportements et à améliorer la situation de celles-ci. »

Pourriez-vous nous raconter le parcours de femmes du projet qui vous ont particulièrement touché ?

Ana Ángela Rodríguez Fleita
Après des études de vétérinaire, Ana Ángela Rodríguez Fleita s’est installée comme éleveuse. Indépendante et courageuse, elle a su subvenir aux besoins de sa famille. Forte d’une expérience de 22 ans dans le secteur, elle est devenue un exemple d’autonomie pour les autres.
Lorsque nous lui parlons du projet, elle nous dit : « Ce projet m’est arrivé par surprise. Je suis une femme entreprenante, j’ai longtemps rêvé de faire des choses nouvelles, de mettre en place de nouvelles productions agricoles, c’est important d’alimenter la population et c’est important que nous donnions encore plus, parce que nous avons les moyens d’y arriver. Je me suis engagée dans l’élevage des poules, des lapins, des moutons et des chevreaux, et dans la culture de légumes. Ce projet sera très bénéfique pour moi, non seulement en termes de ressources, mais surtout de connaissances. Je suis très reconnaissante et motivée. »

Luisa María Barba Alonso
Lorsque son père est tombé malade cette éleveuse s’est retrouvée à la tête du commerce d’élevage familial.
Grâce aux soins et à l’attention qu’elle a porté à ses animaux, aujourd’hui, elle vend non seulement de la viande à des provinces éloignées, à l’ouest de Cuba, mais elle produit aussi plus de 48 mille litres de lait annuels sous forme de fromage, ainsi que des centaines de quintaux de viande.
Lorsque nous lui parlons du projet, elle nous dit : « Je suis très contente d’avoir été sélectionnée, c’est la reconnaissance de mon travail. Je me suis engagée dans la pépinière forestière, l’élevage de chevreaux et de moutons. Je pense que je pourrai apporter beaucoup plus, et améliorer la qualité de vie de ma famille. C’est important de reconnaître le travail d’une femme paysanne. Une charge de travail lourde pèse sur ses épaules ; son foyer, son travail, c’est une héroïne. La femme, dans ce monde-là, est souvent mise de côté. Ce projet sera utile pour beaucoup de femmes paysannes. »

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Lundi 26 octobre 2015

Projets à la une #1

Interview de Myriam Mackiewicz, Coordinatrice Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières au Togo... Lire la suite

Pourquoi ce projet est-il important ?
A quels besoins répond-t-il, à la fois pour les femmes et l’environnement ?

Ce projet répond à un triple défi : alimentaire, environnemental et social.

En effet, la région des Savanes est soumise à une forte insécurité alimentaire : une famille sur 3 est en déficit de céréales pendant la période sèche.

Par ailleurs, la dégradation de l’environnement est très prononcée : des pratiques agricoles inadaptées, telles que le brulis, fragilisent les sols et les arbres sont coupés pour servir de bois de chauffe.

Enfin, d’un point de vue social, les femmes méconnaissent leurs droits et leur rôle économique, pourtant fondamental, qui n’est pas reconnu à sa juste valeur ! Ce projet, nous l’avons monté, et le menons avec nos partenaires togolais, l’ONG INADES Formation et l’organisation paysanne UROPCS, ce qui garantit l’appropriation du projet par les femmes et sa pérennité.

En quoi cette opération va permettre de changer la situation des femmes que vous accompagnez ?

Cette action permet d’agir à différents niveaux : d’abord au sein de la cellule familiale, grâce aux formations reçues sur leurs droits, les femmes acquièrent une plus grande confiance en elles-mêmes et sont plus à même de négocier avec leur mari, par exemple pour pouvoir bénéficier de terres cultivables plus fertiles. Dans leurs champs, les femmes mettent en pratique de nouvelles façons de cultiver apprises dans les champs écoles, comme par exemple l’utilisation plus importante de compost ou d’insecticides 100 % naturels.

Avec la plantation d’arbres, elles vont aussi s’approvisionner plus facilement en bois de chauffe et ainsi réduire la pression sur la végétation naturelle. Enfin, dans leurs champs, les femmes mettent en pratique de nouvelles façons de cultiver apprises dans les champ-école, comme par exemple l’utilisation plus importante de compost, l’association de cultures, l’utilisation d’insecticides 100 % naturels fabriqués à partir de piments et de graines de neem (arbre connu sous le nom de Margousier, originaire d’Asie du Sud-est, très répandu dans le monde)

Pourriez-vous nous raconter le parcours de femmes du projet qui vous ont particulièrement touché ?

Sur le terrain, avec Fidel notre chef de projet, nous avons rencontré Hortense et Yémila qui nous ont raconté en quoi leur quotidien a changé grâce au projet :

« Agée d’une cinquantaine d’années, Hortense est veuve et vit dans le village de Nano où elle est membre d’un groupement d’agricultrices. Grâce au projet, elle a pu se former aux pratiques agroécologiques dans un champ-école et partage une charrette et un âne avec trois voisines. Dans une grande excitation, elle s’est exclamée : Ah ! Que de soulagement ! Avec notre charrette, finies les corvées d’eau, de bois morts et de récoltes ! C’est comme si mes peines étaient divisées par dix. Et puis, regardez cette parcelle ! Elle nous donnera 2 fois plus de maïs que d’ordinaire ! Cette année, nous avons produit 4 fois plus de compost. Avant, nous avions une fosse que nous avions dû mal à remplir et à arroser, cette année, avec la charrette, nous avons rempli deux fosses avec l’accompagnement des techniciens du projet. Avec un bon remplissage et un arrosage suffisant, nous produisons un bon compost. Voyez le résultat, c’est la promesse de belles récoltes ! »

« Yémila vit avec son mari et ses 6 enfants dans le village de Nagbongou. Elle s’est formée aux pratiques agroécologiques dans un champ-école et nous raconte le changement de comportement de son mari suite aux formations qu’il a reçues sur les droits socio-économiques des femmes et la gestion d’un grenier : »

« Un soir, mon mari m’a fait asseoir sur notre terrasse, puis il m’a dit : mère de mes enfants, je voudrais qu’on parle de notre grenier et qu’on réfléchisse ensemble sur la façon d’éviter les périodes de soudure que nous connaissons à chaque début d’hivernage »

« C’était la 1ère fois depuis notre mariage que cela arrivait, discuter ensemble avec mon mari de la bonne marche du foyer ! Très curieuse, j’ai voulu comprendre …. Il m’a confié : la formation sur les droits socio-économiques des femmes m’a fait comprendre l’importance du dialogue dans la famille et pendant la formation conseil à l’exploitation familiale, j’ai compris que pour mieux gérer le grenier, l’implication de la femme est indispensable ». La suite, c’est que nous avons planifié ensemble l’utilisation de nos vivres. Pour la première fois aussi, nous avons évité la soudure et je n’ai pas eu à utiliser les recettes de mon activité, (Yémila fabrique aussi une boisson fermentée locale produite à partir de sorgho) pour acheter les vivres. Chaque année, après la soudure je devais repartir à zéro. Cette année, je dispose d’un bon capital et je compte faire un stock de sorgho. Je rends grâce à Dieu et au projet »

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Lundi 7 septembre 2015

Agenda de l’action : 2 évènements majeurs

Décembre 2015

À l’occasion de la COP21(1), la Fondation RAJA-Danièle Marcovici organisera un colloque consacré au rôle central des femmes dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Cet événement, ouvert à tous, réunira des personnalités engagées et des experts de haut niveau... Lire la suite

(1) Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.

8 Mars 2016

À l’occasion de la journée internationale de la femme, la Fondation RAJA-Danièle Marcovici remettra les fonds collectés de septembre 2015 à février 2016 aux 5 associations sélectionnées pour le programme d’actions “Femmes et Environnement”

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